Nouveau Roman !
Au cœur du Pantanal, Marcelo Oliveira, ornithologue et défenseur des peuples autochtones, est retrouvé assassiné à son domicile.
Refusant le verdict expéditif de la justice brésilienne, Dorothy Johnson, Rapporteuse spéciale des Nations Unies, décide de se rendre sur place. Très vite, elle comprend que l’affaire dépasse de loin le meurtre d’un scientifique engagé.
À des milliers de kilomètres, dans le parc d’Etosha, en Namibie, un troupeau d’éléphants adopte un comportement aussi étrange qu’inquiétant. Amaya Quintero, éthologue passionnée, cherche à en percer le mystère. Rejointe par Nassim Améziane, expert en intelligence artificielle, elle s’engage dans une course contre la montre où la science se heurte à l’inexplicable et à l’aveuglement des pouvoirs.
Puis, tout s’entrelace : les destins, les sentiments, les continents, les vérités… tandis que les équilibres politiques et économiques du monde vacillent.
Au fil d’un récit à la fois haletant, sensuel et poétique, Il suffit parfois d’un cri… explore la frontière entre l’humain et l’animal, entre l’instinct et la raison — et fait entendre l’écho d’un monde en quête d’harmonie, déchiré par sa relation au vivant.
Pour se remettre en question !
Le thème de la cause animale remue et pousse à la réflexion. La lecture amène inévitablement à se questionner sur sa propre vision du sujet : y suis-je sensible ? Quelle place les animaux occupent-ils dans ce monde, et laquelle devrions-nous leur accorder ?
Cette réflexion, parmi d’autres, est savamment portée par des personnages dont la profondeur déclenche une palette d’émotions, allant de l’agacement à la sollicitude, du découragement à l’admiration. Dans notre société où le "je pense donc je suis" est de plus en plus marqué, je me rappelle alors, à la fin de ma lecture, que chacun appréhende le monde à travers son propre regard, choisit ses combats... On en vient à se demander s’il est encore possible de bâtir des engagements pour le bien commun...🤞
Un livre qui fait réfléchir et ressentir ! Belle lecture !
J'aime ce livre "chorale" parce qu'il tisse le portrait d'une histoire qui dépasse et enrichit chacun des personnages qui le compose J'aime ce livre qui embarque dans un ailleurs et provoque un vrai décalage horaire avec ma propre vie. Il est l'un des plus marquants que j'ai lu. Ce livre porte le cri du vivant qui sommeil en nous et que nous oublions derrière nos ordinateurs et nos "to do" interminables. J'ai reçu un petit supplément d'âme en le lisant et j'ai appris de nombreuses choses sur les animaux que j'ignorais totalement. Ce livre est bouleversant tant il incarne la vie : dans sa tendresse et son intelligence, dans ses mystères et sa brutalité. Merci et Bravo.
Au fil d'un récit à la fois haletant, sensuel et poétique, Il suffit parfois d'un cri... explore la frontière entre l'humain et l'animal, entre l'instinct et la raison, et fait entendre l'écho d'un monde en quête d'harmonie, déchiré par sa relation au vivant. Après Les Licornes aussi renaissent de leurs cendres... publié en 2020 et Inversion, un roman d'anticipation dystopique publié en 2022 et récompensé en 2024 par un prix du Lions Club, j'ai eu le plaisir de lire ce troisième roman très réussi qui est mon préféré. Une intrigue qui alterne habilement entre thriller, roman d'anticipation et romance, au cours d'une quarantaine de chapitres. Je conseille ce roman qui est très agréable à lire à tous les amoureux de la Nature car ils ne seront pas déçus par cette histoire émouvante et poétique.
On parle beaucoup de “signaux faibles”.
En stratégie.
En géopolitique.
En intelligence économique.
Ces signaux précurseurs qui annoncent un basculement.
Encore faut-il les voir.
Et surtout, vouloir les lire.
Dans Il suffit parfois d’un cri… de Ludovic Deblois,
tout part de signaux que l’on préfère ignorer.
Le cri d’un perroquet dans le Pantanal.
Un comportement inhabituel chez des éléphants en Namibie.
La possibilité, pour un institut météorologique, d’appuyer ses prévisions sur le comportement des dauphins.
Rien d’imprévisible.
Rien de mystique.
Des signaux.
Lisibles.
Interprétables.
Mais politiquement inconfortables.
Ce n’est pas seulement un thriller écologique.
C’est une mise en scène de notre aveuglement collectif.
Et ce n’est pas un hasard si ce livre est signé par Ludovic Deblois.
Ingénieur de formation.
Ancien entrepreneur dans le solaire.
Sélectionné parmi les “Technology Pioneers” du World Economic Forum.
Il connaît de l’intérieur les liens entre innovation, pouvoir économique et décision politique.
On sent dans son écriture cette double culture :
rigueur technique… et conscience des angles morts systémiques.
Ce qui m’a frappé, c’est la crédibilité scientifique du propos — et surtout la place donnée à l’intelligence artificielle.
Dans le roman, l’IA n’est pas un gadget futuriste.
Elle devient un outil pour analyser des signaux biologiques complexes.
Décrypter des sons.
Identifier des corrélations invisibles à l’œil humain.
Et cela fait écho à des recherches bien réelles.
L’éthologie moderne montre que de nombreuses espèces structurent des formes élaborées de communication.
La bioacoustique progresse rapidement.
Des équipes scientifiques utilisent déjà des modèles d’IA pour analyser des masses de données sonores et comportementales impossibles à traiter à l’échelle humaine.
Autrement dit :
L’une des technologies les plus puissantes que nous ayons développées pourrait nous aider… à écouter le vivant.
Stop.
Car comprendre ne suffit pas.
Le livre met en scène un décalage que nous connaissons trop bien :
entre le signal scientifique et la décision politique.
Le GIEC documente l’intensification du changement climatique.
L’IPBES alerte sur l’érosion accélérée de la biodiversité.
Les données existent.
La question devient stratégique.
Si le vivant émet des signaux précurseurs de déséquilibre,
et si l’IA peut contribuer à les décrypter,
alors ignorer ces signaux n’est plus seulement une erreur écologique.
C’est une faute de gouvernance.
Pour les entreprises et les territoires, l’enjeu dépasse largement la “sensibilité environnementale”.
Nos modèles économiques dépendent des services écosystémiques :
sols, eau, stabilité climatique, pollinisation.
Ne pas comprendre ces dépendances,
c’est piloter sans tableau de bord.
Ce roman rappelle quelque chose d’essentiel :
Le vivant n’est pas seulement à protéger.
Il est un allié d’adaptation.
À condition de l’écouter.
Sommes-nous prêts à le faire ?