Il est des jours de communion intense avec soi-même et avec ce qui nous entoure — des jours qui libèrent, où tout devient évident, où les itinéraires s’éclaircissent, où les rêves semblent vouloir épouser la réalité, où la confiance rompt les murs de souffrance qui entravent.
Ces instants, s’ils sont chéris, pris au sérieux, ouvrent des portes. Alors, parfois, courageux, prêts à briser nos chaînes, nous les franchissons. Parfois, au contraire, la force nous fait défaut, et nous croyons avoir laissé passer une occasion.
En réalité, chaque tentative inachevée inscrit en nous un peu de cette évidence, pour qu’elle croisse en prévision du jour où nous serons prêts. Plus nous en prenons conscience, plus l’échéance de la libération s’approche à grands pas.